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Vol. 30, No.03
Édition du 20 février 2012 :
 

5 jours de grève
Le Mur-Mûr joint les rangs

Les négociations relatives à la convention collective des travailleuses en CPE étant au neutre, les employées des 360 CPE syndiqués à la FSSS-CSN du Québec dont le CPE Le Mur-Mûr ont débrayé les 9 et 10 février derniers.

Dans un communiqué émis à la mi-janvier, Louise Labrie, responsable du secteur des CPE pour la FSSS-CSN expliquait que le syndicat avait convenu d'un protocole d'intensification des négociations avec les mutuelles d'employeurs et le ministère de la Famille et des Aînés en décembre dernier. L'exercice des mandats de grève était alors suspendu jusqu'au 5 février pour donner toute la place à la négociation.

Force est de constater que les négociations sont au point mort et ce, tant au niveau régional que national. Les travailleuses des CPE ont déposé leurs demandes il y a plus de 10 mois et elles sont toujours en attente d'un retour. « On n'est plus en attente de négociation présentement. On a offert des dates de négociations, on a eu des journées de négo mais maintenant ça n'avance plus, on ne se rejoint pas », exprimait Lyne Fournier, représentante syndicale du CPE Le Mur-Mûr, sans contrat de travail depuis maintenant près de deux ans.

Pour le moment, tous les CPE du Québec sont en mode attente. Madame Fournier expliquait au Trait d'union du Nord que les CPE avaient envoyé un courriel mentionnant à la partie patronale et à la mutuelle de négociation qu'ils étaient prêts à se rasseoir à la table des négociations pour signer une entente avec les mandats qu'ils leur ont déjà donnés.
Équipés de forts mandats de moyens de pression, incluant cinq journées de grève, les CPE pourraient déclencher une grève générale illimitée au moment opportun si aucun développement n'arrivait après le débrayage des 20 et 21 février prochains.

La disparité régionale est au cœur des négociations pour les CPE de la Côte-Nord. « Notre employeur a les mêmes subventions que n'importe lequel des CPE au Québec. Ce n'est pas une enveloppe budgétaire séparée. Ce dossier-là est inclus dans la négociation nationale mais l'information est transmise au niveau régional », confiait l'employée du CPE Le Mur-Mûr de Fermont.

L'employeur demande un recul des conditions de travail à différents points de vue selon les conseillers syndicaux de la FSSS-CSN. Lyne Fournier déplore également la désinformation qui circule présentement au sujet du contrat de travail des travailleuses des CPE. « Ce n'est pas vrai qu'on demande huit semaines de vacances par année. Ce qu'on veut c'est la conservation des cinq semaines de vacances qu'on a présentement. Ce qu'on veut c'est un plancher minimum pour les nouveaux CPE », confiait madame Fournier au Trait d'union du Nord. Le CPE Le Mur-Mûr apprécie le soutien des parents et les travailleuses comprennent les compromis que les parents doivent faire lorsqu'il y a débrayage. « On les comprend, ce sont tous des travailleurs comme nous. Nous sommes désolées d'en être rendues à exercer un moyen de pression tel que la grève pour nous faire entendre. Heureusement, on sent l'appui de la majorité de notre clientèle », conclut la représentante syndicale.

Crédit photo : Vivian Carter

 
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