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Vol. 29, No.18
Édition du 31 octobre 2011:
 

Projet de loi 33
Des travailleurs mécontents


Comme la plupart des autres travailleurs de la construction au Québec, mécontents du projet de loi 33 visant l'abolition du placement syndical, les chantiers de construction d'ArcelorMittal, de Cliffs – SEC Mine de fer du Lac Bloom ainsi que les nouveaux développements industriels de Fermont ont été paralysés au cours week-end du 22 octobre.


Plus de 3 000 travailleurs de la Côte-Nord ont choisi de déserter les chantiers afin de manifester leur désaccord quant à l'adoption du projet de loi 33 qui couperait les ailes au placement syndical. Les employés de la construction des chantiers d'ArcelorMittal et de Cliffs - SEC Mine de fer du Lac Bloom ne font pas exception à Fermont. Au moment de mettre sous presse, ces chantiers étaient paralysés par le débrayage et on parlait même d'un arrêt de travail jusqu'au mercredi.

Du côté du Mont-Wright, le porte-parole des communications, Éric Tétrault confirme que le temps perdu sur le chantier se rattrapera facilement. « C'est un chantier à moyen-long terme, nous avons quand même passablement de temps devant nous. La production espérée de 24 millions de tonnes sera atteinte dans les premières semaines de 2013 », mentionne M. Tétrault, rejoint au Vermont pour commenter la situation. De plus, le principal intéressé tenait à souligner les excellentes relations de travail avec le syndicat des Métallos. « Ça n'a rien à voir avec le syndicat des Métallos qui représente les travailleurs. C'est une série de grèves rotatives et c'est le milieu de la construction qui s'est mobilisé », conclut-il.

La FTQ confirmait, lundi matin, qu'elle désirait proposer une solution pour le placement syndical lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 33 du mercredi. Son président, Michel Arsenault, dénonce la loi 33 proposée par la Ministre du Travail, Lise Thériault.

Étant donné que ce n'est pas une grève, les travailleurs n'ont pas le droit de manifester. Le simple fait de débrayer est un moyen illégal de la part des centrales syndicales et ces arrêts de travail pourraient engendrer des amendes allant de 7 000 $ à 70 000 $ par jour selon ce que les enquêtes révèleront.

C'est la Ministre du Travail, Lise Thériault, qui reçoit présentement les différentes menaces et qui incite les entrepreneurs à déposer des plaintes en cas d'intimidation. C'est la même femme qui défend l'idée du projet de loi 33 qui vise l'élimination du placement syndical sur les chantiers de la construction. Selon elle, il est anormal que les deux plus grosses centrales syndicales, soit la FTQ-Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), regroupent 70 % des travailleurs et que ces deux entités réussissent « à paralyser les chantiers de la construction du Québec ».

 
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