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Vol. 29, No.7
Édition du 18 avril 2011:
 

Après cinq mois de négociations
Nouveau contrat de travail chez ArcelorMittal
Luc Archambault

Les employés syndiqués d'ArcelorMittal Mines Canada au Mont-Wright se sont prononcés en faveur d'un contrat de travail de six ans, dimanche le 3 avril. Ils se sont joints aux employés de Port-Cartier, qui avaient déjà entériné la convention collective la semaine précédente.
La signature du nouveau contrat de travail, qui régira les conditions jusqu'en 2017, s'est concrétisée le vendredi 8 avril.

La nouvelle convention collective comporte quatre leviers majeurs: l'attraction de la main-d'oeuvre, sa rétention, la poursuite d'une culture d'amélioration des performances et des assises qui permettent le développement de l'entreprise.

« Nous avons une convention gagnante pour tout le monde, de commenter Alain Cauchon, porte-parole du comité patronal de négociation et vice-président, Excellence opérationnelle et Ressources humaines, par voie de communiqué. Elle comporte des conditions de travail très concurrentielles et soutient l'évolution à long terme de la Compagnie et de nos communautés. Notre contrat de travail favorise également la poursuite de l'amélioration continue pour amener ArcelorMittal Mines Canada au niveau des champions de l'industrie minière en matière d'efficacité opérationnelle.»

Amorcées le 23 novembre dernier, la partie patronale considère que les négociations se sont déroulées dans un climat de dialogue caractérisé par l'ouverture des participants et leur volonté de trouver des solutions. Monsieur Cauchon souligne le travail et le professionnalisme des représentants des deux parties, ainsi que le respect dont les employés ont fait preuve au cours des derniers mois à l'égard des opérations et des négociations.
Bien qu'une version préliminaire de l'entente ait été rejetée par les travailleurs de Mont-Wright, seuls des points mineurs prévenaient la conclusion de l'entente, selon Alain Croteau, Coordonnateur régional du Syndicat des Métallos. « Le principal point d'achoppement était les différences de pause entre les chiffres de jour et de nuit. Une fois ce point réglé, l'entente est passée à plus de 80% auprès des membres, ce qui est très bon. »

Ce que renchérit Éric Tétrault, directeur des communications et des relations publiques pour ArcelorMittal Mines Canada. « C'est une excellente entente, tant pour nous que pour les travailleurs. Nous traversons actuellement une période intéressante, ne serait-ce que par l'adoption du Plan Nord au niveau provincial. Les avantages d'une telle entente sont indéniables. Elle nous offre des mesures concrètes afin d'attirer et de retenir de la main-d'œuvre qualifiée, de même qu'elle va nous permettre de poursuivre notre quête d'excellence opérationnelle. Elle nous offre une plage de six ans de stabilité, qui va nous permettre d'assurer et d'assumer le développement de l'entreprise ainsi que de la présence de la minière dans la communauté.»

« Pareille entente ne signifie pas obligatoirement l'aval des projets d'expansion de l'entreprise, tient à préciser monsieur Tétrault. Par contre, il est sûr que la stabilité qui en découlera reste un facteur plus que positif qui procure à la compagnie un cadre de légitimité nécessaire à aller de l'avant. Nous serons fixés dans les six premiers mois de l'année quant à une éventuelle expansion. »

Rappelons que les quelques 2000 travailleurs verront leur salaire augmenter de 25 % sur six ans, auquel s'ajouteront divers bonis et une hausse de 18 % de la rente moyenne après 30 ans de service.

Photo de la Une : François Trahan

 
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